Mais l'extrapolation n'est pas aussi solide que les observations locales. « Les chercheurs n'ont testé que douze carcasses, dont neuf étaient positives pour le virus Ebola, poursuit Stuart Nichols. Si c'était une épidémie humaine, il faudrait avoir beaucoup plus de cas pour confirmer qu'une seule maladie est en cause. » Il conclut cependant : « Mon opinion personnelle ? Ils ont probablement raison. »Malgré ces chiffres catastrophiques, Peter Walsh, l'un des auteurs du travail à l'Institut Max Planck à Leipzig en Allemagne, voit une raison d'espérer avec ce consensus croissant sur le mode de transmission de la maladie. Il défend depuis longtemps un programme de vaccination des grands singes sauvages. Selon lui, ces nouvelles données suggèrent bien que la maladie progresse à un rythme prévisible, ce qui peut aider les scientifiques à anticiper où elle pourrait ensuite frapper. sac hermes constance bordeaux
Au moins cinq vaccins à l'essai pour l'homme se sont avérés protecteurs contre la maladie chez des singes en captivité. Le chercheur milite pour que l'un d'entre eux soit essayé sur le terrain. « Il y a des obstacles techniques à cela, dit-il, mais ils ne sont pas insurmontables. »D'autres sont moins optimistes. Heinz Feldmann, un expert des vaccins contre Ebola au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg au Canada, indique qu'il est non seulement difficile d'imaginer comment atteindre assez de singes dans la nature pour ralentir l'épidémie, mais qu'en plus la dissémination d'un vaccin pourrait poser des risques écologiques. Experts en conservation et primatologues, « tous aimeraient faire quelque chose, dit-il, mais aucun n'a une bonne stratégie pour le moment ». C'est aussi l'opinion de William Karesh, de l'ONG Wildlife Conservation Society, qui réalise des études préliminaires pour voir si un vaccin comestible, déposé sur des fruits par exemple, pourrait être efficace. foulard hermes pas cher Pour lui, aucune campagne de vaccination ne sera possible avant plusieurs années.Cet article est paru dans la revue internationale Science, éditée par l'Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS). Traduction de Pierre Kaldy pour Le Figaro. Pour des raisons d'archaïsme sociétal et de véritable talent conspiratif, la vie politique de la Russie comme celle de la défunte Union soviétique ont toujours été marquées par de sombres complots difficiles à déchiffrer. Songeons, par exemple, à l'assassinat en 1911 du premier ministre réformateur Stolypine par un socialiste révolutionnaire juif du nom de Bogrov, que Soljenitsyne accuse encore aujourd'hui d'en avoir été le seul responsable, - il existe pourtant des enquêtes de plus en plus précises qui montrent le même Bogrov manipulé depuis des mois par la police politique du tsar et les cercles les plus liés à l'autocratie hostile à Stolypine, au point de vouloir son élimination physique.La révolution d'Octobre n'aura pas seulement maintenu cette grande tradition, elle l'aura embellie : prenons par exemple l'assassinat du rival de Staline, Serge Kirov, en décembre 1934 par un soi-disant mari jaloux qui avait effectivement appartenu quelques années plus tôt à l'opposition de gauche unifiée de Trotski et Zinoviev. Ou encore rappelons le prétendu assassinat du grand chef du Komintern, Eugène Fried, à Bruxelles par une prétendue équipe de la Gestapo, qui, pourtant, en pleine occupation allemande, aurait laissé son cadavre exposé pendant dix heures en prenant la fuite !Des gobe-mouches occidentaux ont encore soutenu récemment, aidés par des analystes intéressés de Russie, que ces deux assassinats s'étaient bien passés comme les autorités soviétiques l'avaient prétendu. sac hermes pas cher
Puis sont réapparus dans le premier cas les derniers discours de Kirov jusque-là censurés, qui montraient une critique de plus en plus vigoureuse de la politique de Staline ; et, dans le second cas, le témoignage direct du regretté volcanologue Haroun Tazieff qui, à cette époque, était en charge des opérations spéciales du Komintern et avait cherché les enfants à la garde de Fried, à la veille de son assassinat, pour préserver leur sécurité.Il est donc recommandé à ceux qui veulent s'aventurer dans les mystères de Moscou de garder en mémoire le principe nye sluchaïna, rien n'est dû au hasard. Armé de ces sains principes, examinons donc la récente vague d'assassinats et d'empoisonnements au polonium qui a touché les proches de l'oligarque en exil, Boris Berezovsky. La version des autorités russes, très proche de celle qu'a développée dans ces mêmes colonnes Jacques Sapir, c'est l'action de Berezovsky lui-même pour discréditer Poutine, auquel il vouerait une haine inextinguible. Les plus ingénus imaginent qu'un Poutine qui aurait perdu le sens de la mesure serait l'auteur des assassinats en question. Il faut bien entendu pour une action aussi hors norme un mobile déterminant : ce serait l'implication directe de Poutine dans les pseudo-attentats tchétchènes de Moscou lors de sa campagne électorale de l'an 2000 dont il aurait été lui-même l'organisateur afin de créer un climat de terreur patriotique.Deux bonnes raisons de réfuter cette théorie : la première, c'est que Poutine et son entourage cherchent à marche forcée à ouvrir la porte d'accords économiques stratégiques avec l'Europe.
請先 登入 以發表留言。